Vivre et survivre à Grenoble Le mal logement tue


par : Haro !

A Grenoble comme ailleurs en France, la "crise du logement" fait rage.Les spéculateurs immobiliers laissent des bâtiments vides pour faire monter les prix, si bien que se loger devient inabordable pour un nombre grandissant de personnes. De nombreux bâtiments et logements du parc public sont également laissés vides, témoignant d’une absence de volonté politique de lutter contre cette "crise". Résultat : d’après l’INSEE en 2013, environ 10000 logements étaient vacants à Grenoble (9,9 %).

Dans ces conditions, des individus et des militant-e-s s’organisent. Une assemblée des mal logé-e-s et des sans logement, qui regroupe des personnes impactées par les problématiques d’habitat, des associations, des collectifs ainsi que des personnes solidaires, a occupé le 11 juin un bâtiment vide appartenant à la mairie de Grenoble. Parallèlement, elle a demandé à la mairie "de mettre à disposition [ses] logements et bâtiments vides, de geler les expulsions sur le territoire de Grenoble et de mener une politique d’encadrement des loyers vers une baisse significative". Mais après quelques balbutiements de négociations, la mairie menace désormais l’assemblée d’expulsion. Quant aux revendications générales, elle n’a montré aucune volonté d’y répondre favorablement.

Pourtant, vivre dans la rue ou dans des habitats de fortune tue. Le 6 septembre dernier, une adolescente rom a trouvé la mort, électrocutée dans le bâtiment qu’elle squattait avec sa famille.


Dans la même rubrique...


contact